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Orphan Black - Saison 2 (série)

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Orphan Black a su se tailler sa place parmi l’avalanche de nouvelles séries proposées chaque année. Développée sur seulement dix épisodes, la première saison faisait le choix d’un format relativement court afin de ne jamais laisser retomber la pression. Rapidement renouvelé par la BBC, le programme s’offre dix nouveaux épisodes sans rupture dans la continuité du récit. Le final de la précédente saison s’achevant sur un cliffhanger particulièrement soigné, cette saison 2 démarre de ce fait tambour battant. Et ne témoigne par la suite d’aucune baisse de régime.

 

 

Sur le fond, l’idée centrale d’Orphan Black n’a rien de véritablement révolutionnaire. L’épais tissu scénaristique déroulé depuis l’épisode pilote en a pourtant fait l’un des programmes les plus excitants de l’année passée. Sarah Manning est ici une jeune marginale élevée en compagnie d’un frère homosexuel, devenu artiste peintre un brin excentrique. Alors qu’elle assiste au suicide de Beth Childs, Sarah découvre que la jeune femme lui ressemble de façon troublante. Cette « copie » n’est pourtant que la première d’une longue liste. Sarah s’engage dès lors dans une quête afin de découvrir ses origines, et va ainsi être prise pour cible par Dyad, institut de recherche à l’origine de sa création. Parallèlement, une étrange secte semble déterminée à éliminer les clones. Cette saison 2 s’ouvre donc dans la fureur : alors que sa fille vient d’être capturée par Dyad, Sarah est pour sa part poursuivie par deux mercenaires. Orphan Black avance de nouveau sa politique de rejet du temps mort, et parvient à prolonger efficacement l’intrigue déroulée sur la saison 1.

 

 

Orphan Black reste une série geek, mais pas trop. Il est certes ici question de sciences(s) et de manipulations génétiques en cascade, mais les personnages restent au cœur du récit. Cette saison 2 affiche à ce titre une certaine rigueur dans l’écriture, chaque épisode recelant son lot de retournements et de révélations. L’ensemble s’avère donc plutôt dense et complexe, et parvient à conserver une rythmique burinée sans jamais faire dans le remplissage. Pas d’épisodes de transition ici : Orphan Black se dote d’un suspense parfaitement calibré et d’une tension continue. Le scénario est en effet ultra-riche et exploite avec brio les multiples possibilités offertes par l’idée de départ. La « mystification » scientifique tenue autour de la création des clones se découvre légèrement, les scénaristes ayant l’intelligence de livrer à intervalles réguliers des éléments clés, et ce même dès les premiers épisodes. Les nouveaux personnages sont certes peu nombreux, mais le programme dévoile une multitude de nouveaux éléments autour de ceux déjà installés. Inutile donc de surcharger un casting déjà bardé de protagonistes complets et intéressants. Le puzzle s’imbrique parfaitement et profite d’une narration à la fluidité exemplaire, bien qu’Orphan Black en garde logiquement sous la pédale pour une future saison 3. Chaque « copie » de Sarah trouve une place naturelle dans l’énigme, le final explosif se dotant pour sa part d’un excellent cliffhanger.

 

 

Malgré certains petits détails discutables – le mec pataud qui se trimballe en slip dès que l’occasion se présente, le clone Hélèna et son éducation préhistorique –, Orphan Black équilibre parfaitement sa formule. Bien qu’à inscrire dans le registre fantastique, la série intègre parallèlement ce qu’il faut d’humour et de romance. Le travail effectué par l’actrice Tatiana Maslany est par ailleurs spectaculaire. Cette dernière interprète une bonne demi-douzaine de personnages différents, et parvient à moduler sa voix et son jeu afin de leur offrir des personnalités bien distinctes. Certaines « copies » sont d’ailleurs particulièrement attachantes et à l’origine de la mise en place d’enjeux dramatiques parfaitement brossés – la scientifique Cosima –. La galerie de personnages secondaires est par ailleurs plutôt originale. Appréciable. Sur le plan purement technique, Orphan Black témoigne d’un très grand sérieux et déroule une approche formelle des plus classiques. Le programme n’a en effet jamais recours à d’imposants effets spéciaux autres que les incrustations permettant d’intégrer plusieurs clones sur les mêmes plans. Ces dernières sont parfaitement effectuées.

 

 

Orphan Black poursuit sur sa lancée avec une saison 2 de très bonne qualité. Palpitante et sans temps mort, la série reste grand public mais ne patauge jamais dans la médiocrité d’un divertissement mal fagoté. Les dix épisodes regorgent de bonnes idées et de rebondissements, et font de ce programme l’une des séries les plus indispensables du moment.

 

Auteur : BEN

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