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Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

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Longtemps leader sur le marché du comics, DC semble avoir perdu de sa superbe au début des années 2000. Moins habile à décliner ses franchises dans une optique de multi-supports interconnectés – cinéma, jeu-vidéo, produits dérivés –, la maison d’édition s’est fait damer le pion par Marvel. L’éditeur rattrape pourtant son retard : après un reboot complet de l’ensemble de ses séries papier – l’ère des New 52 initiée après Flashpoint, superbement distribuée en France par Urban Comics sous le label « Renaissance » –, DC a conclu un deal maousse avec la Warner afin de développer son multivers cinoche. Un vaste projet qui s’est amorcé sans grande surprise par deux projets articulés autour de Superman, père fondateur du mythe du super-héros. Alors que Man of Steel ainsi que le récent Batman v Superman : l’Aube de la Justice ont replacé Kal-El au premier plan, l’éditeur indé’ Elephant Films en profite pour ressortir l’intégralité des cartoons de Max Fleisher consacrés à l’homme d’acier.

 

 

Créé en janvier 1933 par Jerry Siegel et Joe Shuster, Superman fera sa première apparition dans les pages d’Action Comics en 1938. Le succès est fulgurant, et marquera à tel point la pop-culture que le super-héros de Krypton reste à ce jour l’un des personnages de fiction les plus appréciés du grand public. Si les films réels ou animés consacrés à Superman sont aujourd’hui nombreux, Max Fleisher et le studio Paramount furent les premiers à transposer ses aventures à l’écran. Pour autant, cette anthologie concoctée par Elephant Films se doit d’être abordée comme un recueil plus que comme une série au sens traditionnel du terme. Produits pour le grand écran afin d’être projetés dans les cinémas Américains en avant-programme ou en guise d’entracte, ces courts-métrages ont été réalisés entre 1941 et 1943, sans véritable volonté de continuité / lien entre les historiettes. Chaque épisode affiche de ce fait une structure quasi-similaire ainsi qu’un timing resserré – entre sept et dix minutes – : une menace nouvelle, la métamorphose de Kent en Superman dans une cabine téléphonique / bureau / voiture et une Loïs Lane toujours fourrée dans les situations les plus inextricables. Le bon vieux schéma du preux chevalier et de la princesse en détresse, certes ici dotée d’un caractère bien trempé mais incapable de se sortir seule du pétrin. La « facette civile » de Superman, le binoclard Clark Kent, est pour sa part à peine exploitée, minutage restreint oblige.

 

 

Cette première « série » Superman pourra paraitre bien fade aux adeptes de comics modernes. Les grands méchants de l’univers DC n’ont pas encore été inventés, inutile donc d’espérer retrouver les vilains emblématiques que sont Brainac, Doomsday, Darkseid voire même Lex Luthor – bien que la première apparition de ce dernier ne date de 1940 sur le papier –. A l’époque, le film de Krypton affronte des menaces bien plus basiques : le traditionnel cliché du savant fou, bon nombre de désastres naturels ou encore l’ennemi Japonais. Il est en effet nécessaire de remettre les choses dans leur contexte. Dévoilés sur la période d’entre deux-guerres, ces films versent parfois dans une légère propagande pro-américaine. Rien de bien génant néanmoins. Le traitement du héros en lui-même diffère complètement de l’image d’extraterrestre indestructible qu’il gagnera par la suite, au fur et à mesure que les pouvoirs de ses ennemis grandissent. Au début des années 40, Superman peine encore à repousser un avion ou à stopper une coulée de lave, est mis knock-out par l’écroulement d’un immeuble et n’utilise pas ses yeux lasers. Amusant.

 

 

Le travail d’animation du studio Max Fleisher est pour sa part superbe et résiste parfaitement au poids des années. Si l’esthétique générale est forcément rétro, l’ensemble affiche une belle fluidité et une rythmique impeccable. Elephant Films assure par ailleurs un très beau travail de restauration au niveau des couleurs, et intègre pour chaque épisode les pistes françaises – deux épisodes n’ont cependant jamais été traduits – et originales. Les amoureux d’animation old-school privilégieront les voix américaines, pour lesquelles l’éditeur est parvenu à réduire le souffle au mieux.

 

 

Si ces cartoons produits par le studio Max Fleisher pourront aujourd’hui sembler désuets aux plus jeunes, les die-hard fans de Superman se régaleront de cette « mini-série » au charme certain. L’objet présente un intérêt presque historique, le support proposé par Elephant Films offrant de plus des conditions de visionnage optimales. Une bien belle initiative de la part de l’éditeur.

Intégrale disponible en DVD chez Elephant Films.

 

Auteur : BEN

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