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Penny Dreadful (série)

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Penny Dreadful s’est achevée après trois saisons malgré des arcs narratifs toujours intéressants à explorer. Cette série plutôt exigeante, tant sur le fond que sur la forme, à l’esthétisme franchement chiadé aurait pourtant mérité mieux. Délicieusement rétro,  très bien écrite et merveilleusement bien jouée, elle a remis au goût du jour les mythes les plus populaires de l’horreur et du fantastique.

 

 

Les Penny Dreadful au 19ème siècle étaient des petites histoires horrifiques que les jeunes sans le sou s’offraient pour un penny. Cela colle parfaitement au thème de la série qui réunit certaines des créatures mythiques les plus populaires – sorcières, vampires, loups garous…– ou encore des personnages célèbres du monde fantastique – Frankenstein ou Dorian Gray –. Réunir toute cette galerie éclectique est à la base une très bonne idée, un peu à la manière de Once Upon a Time, mais sans les bons sentiments / le côté gnan-gnan. L’intérêt de Penny Dreadful ne réside pas uniquement dans ces personnages ou les histoires qu'elle développe puisque l’esthétique visuelle est l’un des points forts du programme créé par John Logan. Située dans le Londres de l’époque victorienne, la sérieest magnifiquement mise en scène, décors et costumes ajoutant au réalisme ambiant. Le réalisateur a beaucoup joué sur la lumière pour apporter une ambiance très spéciale à sa série. Il y a donc très peu de plans lumineux et lorsqu’ils sont présents, ils reflètent en général la quiétude d’esprit de l’héroïne. Pour le reste, les séquences se montrent peu éclairées, rajoutant ainsi une touche de mystère à l'ensemble.

 

 

Au-delà de la minutie apportée aux détails, c’est l’atmosphère générale qui permet à Penny Dreadful d’être une série très aboutie. L’ambiance très sombre et même parfois plutôt glauque apporte quelque chose de différent à l’écran. Même si elle n’est pas la seule série se déroulant dans le passé, elle a une aura bien particulière. N’hésitant pas à surfer sur la tendance sexe, blood & rock’n’roll de ses concurrentes, elle n’en abuse pas non plus : les nanas à poil ne se baladant pas continuellement sous les yeux des téléspectateurs. Mais quelques scènes savamment filmées et extrêmement percutantes lui permettent néanmoins d’être terriblement actuelle. La scène la plus dérangeante et pourtant la plus envoutante revenant haut la main à cette orgie dans un bain de sang vue dans la saison 3. La qualité de la mise en scène et de l’image permettent également aux scènes d’action pures d’être très prenantes et plutôt réussies, les séries TV n’ayant plus rien à envier au monde du ciné. Sans en faire trop non plus,les moments de frisson sont disséminés avec parcimonie mais fort bien employés. Le tout fait de Penny Dreadful un show très bien équilibré : peur, adrénaline et sentimentalisme sont parfaitement jaugés.

 

 

En dehors de la qualité visuelle de la série, l’une de ses forces repose sur son casting de réguliers mais aussi de guests. Les créateurs ont eu la bonne idée de réunir de nombreux acteurs connus comme Josh Hartnett – que l’on retrouve après une petite traversée du désert – Timothy Dalton et Eva Green pour ne citer que les têtes d’affiche. Ces trois-là sont absolument habités par leur rôle et très convaincants. Cependant Eva Green est bien au-dessus de ses partenaires. Tour à tour  possédée, captivante, fragile, combattante, elle excelle dans le rôle de Vanessa Ives. Dans les personnages secondaires, Harry Treadaway – Docteur Frankenstein –, Rory Kinnear – La créature – et Billie Piper – Brona Croft – sont respectivement impeccables et jouent avec finesse les multiples facettes de leur personnages. Particulièrement Rory Kinnear qui donne un relief assez impressionnant au mort vivant de Frankenstein. D’ailleurs l’épisode se passant en huit clos en face à face avec Eva Green est une pure merveille. Penny Dreadful fait dans la qualité et il est dommage vu cette constance mise en œuvre durant trois saisons que la fin soit quelque peu bâclée. Alors certes, ça conclut de manière correcte le tout mais c’est tout de même très brusque et peu soigné quand on met en parallèle le reste du show. Les personnages méritaient mieux, tout comme la base très solide des fans du show.

 

 

Penny Dreadful n’a pas été un succès phénoménal et c’est dommage tant la série de John Logan avait du potentiel. La peinture de Londres à l’époque victorienne est envoutante, tout comme les histoires de tous ces personnages mythiques. La distribution était en plus de très haut vol. Peut-être qu’une quatrième saison aurait été de trop mais un ou deux épisodes supplémentaires pour finir de manière correcte et non pas de facon précipitée auraient été plus satisfaisants pour les fans. Les saisons ne faisant que huit épisodes chacune, ceux qui ne connaissent pas encore la série peuvent bien vite se rattraper. 

Auteur : FLORA

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